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Article des Echos sur l’Etude HEC – Act One

Postimage Etude Hec Act One Site Web

L’étude conduite en 2010 par HEC et Act One sur les Directeurs de l’Innovation a fait l’objet d’un article dans les échos du 14 décembre, suite à un entretien avec Benoît Georges – Chef de Service des pages Compétences et Innovation.

Cette étude fera au cours des prochains mois l’objet de publications plus détaillées sur ce site, qui permettront de mettre en valeur les différents enseignements en les illustrant des verbatim recueillis auprès des répondants. Voici, d’ici là, l’intégralité de l’article que vous pouvez aussi télécharger au format PDF ou retrouver directement sur le site Internet des Echos.

Le rapport de synthèse de l’étude est enfin téléchargeable sur notre site en français et en anglais. Si le sujet vous intéresse ou vous concerne, n’hésitez pas à nous laisser un commentaire où à nous faire une demande de présentation sur mesure.

UN PORTRAIT ROBOT DES DIRECTEURS DE L’INNOVATION

C’est une fonction nouvelle, dont le rôle est justement d’encourager la nouveauté. « Les directeurs de l’innovation sont apparus dans les grands groupes français il y a moins d’une dizaine d’années. Leur présence est encore difficile à estimer : la majorité des entreprises du CAC 40 ont des personnes spécifiquement en vigilance sur l’innovation, mais sans forcément leur donner de titre », explique Brice Challamel, directeur du cabinet Act One. Il vient de publier une étude sur le sujet avec HEC et l’institut Panel On The Web. Une quarantaine de responsables innovation de grandes entreprises (Thales, Danone, SNCF, Total, Renault…) ont été interrogés pour dessiner les contours de ce métier.

Activité transversale

Premier constat : l’innovation ne peut se réduire à la R&D. Celle-ci arrive d’ailleurs en troisième position des fonctions incluses dans l’activité des responsables innovation (54 %), derrière le marketing (62 %) ou la stratégie (56 %), et devant une dizaine d’autres domaines au total. Car les directeurs de l’innovation doivent avoir un rôle transversal. « Ils sont un peu comme les DRH, dont le travail concerne tous les services de l’entreprise », estime Brice Challamel.

« Mon poste a été créé il y a deux ans pour mettre en place des méthodes de diffusion de l’innovation dans l’ensemble du groupe », explique Marc Géméto, directeur innovation nouveaux marchés de Gemalto, leader mondial de la carte à puce. Il a notamment monté un incubateur, le « garage de l’innovation », qui « associe une dizaine de personnes venues du marketing, du design et de la R&D, ainsi que des salariés détachés pendant six mois à un an sur un projet ».

Missions multiples

Comme les publics touchés, les missions qui sont assignées aux responsables innovation sont multiples. Bien sûr, ils doivent avant tout développer de nouveaux produits et services (62 %) et contribuer à la compétitivité de l’entreprise (59 %), mais aussi travailler à son image de marque (49 %) et même à la motivation des équipes (44 %).

Autre constat, cette fonction a relativement bien traversé la crise, malgré sa jeunesse : les budgets des responsables innovation ont augmenté en 2010 (+ 5,9 %), tout comme leurs équipes (+ 2,9 %), et les prévisions sont optimistes pour 2011. « Les personnes qui les ont mis en place réalisent qu’il y a plus de risque à supprimer une opportunité d’innovation qu’à la maintenir », estime Brice Challamel.

Le tableau n’est pas parfait pour autant, et plusieurs signes indiquent qu’ils peinent parfois à trouver leur place dans l’organisation de l’entreprise. Plus de la moitié des directeurs de l’innovation jugent que le management intermédiaire n’est pas assez impliqué dans le processus d’innovation, au risque de freiner de bonnes idées.

L’accès au pouvoir dans l’entreprise n’est pas idéal non plus : seulement 41 % sont en contact direct avec le dirigeant. Et 10 % seulement font partie du comité de direction. « L’innovation n’est pas vue comme un enjeu politique (ce qui est le cas du développement durable), mais comme un enjeu opérationnel, analyse Brice Challamel. S’il n’y a pas de culture de la transversalité et de la coopération, les directeurs de l’innovation doivent avancer à pas de colombe pour se faire accepter. »

BENOÎT GEORGES, Les Echos – 14/12/10

  1. Charles Besseyre des HortsCharles Besseyre des Horts12-14-2010

    bravo pour cette synthèse, l’essentiel est dit dans cet article…

    • Brice ChallamelBrice Challamel12-14-2010

      Merci et bravo à toi pour avoir cru à ce projet dès le début, pour toute l’énergie que tu as mis à le soutenir et à l’accompagner, et la belle présentation que nous avons pu en faire lors de sa publication le 2 décembre. « None of us is as smart as both of us! » ;D

  2. Stéphane KleinStéphane Klein07-27-2011

    Merci pour cette étude très intéressante.

    J’ai quand même une petite question !
    S’agissant du budget et des personnes dédiés à l’innovation, quels ont été vos critères ?
    Avez-vous uniquement tenu compte du budget et des personnes travaillant dans le département innovation (avec un rôle transversal) ? Ou alors avez-vous également, par exemple, inclus le budget et le personnel de la R&D et du marketing ?

    Merci d’avance,

    • Brice ChallamelBrice Challamel07-29-2011

      Merci pour votre commentaire. La question portait uniquement sur les effectifs et les budgets consacrés à l’innovation transverse, afin de ne pas faire d’amalgame avec les démarches de génération d’idées ou d’amélioration des tâches de tous les services de l’entreprise et particulièrement des fonctions traditionnellement missionnées sur l’avenir (R&D, Marketing, Qualité, Service Clients, etc.) qui continueront probablement à investir avec ou sans l’aide de coordinateurs et d’animateurs dédiés à l’innovation.

      Pour utiliser une analogie, c’est comme si nous avions demandé le budget des services RH au moment de leur création dans les années 1970, en évitant d’y intégrer tous les efforts de sécurité des employés, de formation au quotidien par l’encadrement ou de gestion de carrière au sein des services effectués par ailleurs dans l’ensemble de l’entreprise et qui perdurent d’ailleurs indépendamment de l’apparition des services transverses de gestion des ressources humaines.

      En espérant que cela réponde à votre question. Merci encore de votre de votre intérêt.

  3. Stéphane KleinStéphane Klein12-14-2012

    Bonjour,

    Votre excellente étude sur la fonction innovation a déjà deux ans !

    Avez-vous depuis observé des changements, notamment :

    => augmentation (ou non) de création d’une fonction innovation au sein des organisations (publiques ou privés ) ?
    => modifications (ou non) des missions assignées au responsable innovation ?

    Merci d’avance,

    Stéphane

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