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Et non, brainstorming ne signifie pas "tempête de cerveau". Découvrez l'histoire du brainstorming et ses règles par Act One.

Pour en finir avec les tempêtes de cerveaux

Ou comment animer des brainstorming efficaces…

Si de nombreux brainstormings ne portent pas leur fruits, c’est parce que cet exercice est à la fois le plus connu et le plus méconnu de tous en matière d’innovation. Contrairement à ce que la traduction anglaise littérale peut laisser entendre, il n’a rien à voir avec une « tempête de cerveaux » ou autre phénomène météorologique !

Le brainstorming a été inventé en 1935 par Alex Osborn, vice-président de l’agence de publicité BDDO, afin de trouver de nouvelles idées de publicité pour les clients de l’agence ou les futurs prospects. Il s’est inspiré du vocabulaire militaire pour créer le terme « brainstorming » : l’expression « to storm a building » signifiant « attaquer un bâtiment en commando ».

Le brainstorming est donc un outil permettant d’attaquer collectivement un problème pour le résoudre. Pour Alex Osborn, l’assaut d’un problème comme celui d’une place forte se fait avec vivacité, collectivement et requiert une certaine discipline. Il a donc suggéré les règles suivantes: ne pas critiquer les idées émises, se laisser aller pour obtenir des idées décalées et rebondir positivement sur les idées des autres participants.

D’ALEX OSBORNE A ACT ONE

Act One a conçu au fil des ans, à partir des méthodes existantes et de son expérience, une méthode de brainstorming qui, lorsqu’on en respecte les règles, s’avère très efficace. Le sujet du brainstorming doit être bien défini et posé comme un défi à l’ensemble du groupe et complété par des objectifs concrets et des critères permettant de sélectionner et d’améliorer les idées prometteuses.

La taille de groupe pour un brainstorming se situe entre 7 à 10 personnes afin de laisser à chacun le temps de s’exprimer. Sa diversité est une condition déterminante de sa richesse et dans la mesure du possible chacun doit pouvoir s’exprimer sans contrainte et donc sans craindre le regards d’autres participants… De plus, la durée maximale d’une séance doit se situer entre 45 minutes et une heure.

LES RÈGLES DU BRAINSTORMING IDEAL

Pour assurer le bon déroulement du brainstorming, cinq règles seront appliquées, chaque lettre du mot IDEAL correspondant à l’une d’entre elles :

I : Idées uniquement

Les participants ne peuvent donner que des idées. Ici, une idée est une réponse à la question posée. Par conséquent, les questions et les critiques des idées émises ne sont pas autorisées. Une louange n’est pas non plus une idée. C’est en fait une critique implicite de toutes les autres.

D : Développer les idées

Il faut rebondir avec bienveillance sur les idées émises pour en générer d’autres. Cela assure un flot continu de solutions, évite un essoufflement du groupe et permet la transformation de l’opposition en proposition. Le plus simple est pour cela d’adopter la position de l’avocat de l’ange et de considérer les aspects positifs de toute solution afin d’en déduire une nouvelle idée par association.

E : Exprimer ses idées

Toutes les idées sont les bienvenues. Les participants ne doivent pas s’autocensurer mais donner au contraire toutes les idées qui leur viennent à l’esprit.

A : Atteindre au moins dix idées

Pour créer un effet d’entraînement et atteindre une grande quantité de réponses, il est parfois utile, au cours du brainstorming, de choisir une idée peu approfondie par le groupe et de dresser, à partir de cette dernière, une liste de dix solutions supplémentaires pour l’enrichir. On recherche ici la quantité et non pas la qualité des idées puisque le jugement est provisoirement mis de côté.

L : Libérer ses idées

Les propositions les plus décalées sont les bienvenues. Toute idée folle, saugrenue, irréaliste ou même politiquement incorrecte qui vient à l’esprit peut être proposée à l’ensemble du groupe. En effet, elle peut stimuler l’imagination des autres participants qui en déduiront d’autres. De plus, il est toujours plus facile de faire atterrir les idées décalées que de rendre originales des idées communes.

ET L’ANIMATEUR ?

Un bon animateur de brainstorming est comme un arbitre sur un terrain de jeu : il ne touche pas au ballon ! Il doit s’attacher à faire respecter les règles du brainstorming pendant la séance mais se garder de donner des idées. Il peut noter les propositions des participants afin de tendre un miroir au groupe pour que chacun puisse rebondir sur les idées des autres. Enfin, il doit encourager l’audace, et donner la parole aux participants les plus réservés afin que tout le monde puisse s’exprimer librement…

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